Il était une fois...

Publié le par Pleione

Un télescope au fond du jardin (juillet 2008)

C'est l'histoire d'un télescope qui veut continuer à regarder les étoiles. D'origine italienne, ses frères se comptent sans doute sur les doigts de la main ou à peine plus, c'est difficile de savoir. Il s'appelle Mario Spada et est arrivé en France un jour de 1983 où résidait son heureux acquéreur, Ilario, d'origine italienne lui aussi. Ensemble, ils observé de bien jolies choses, pris des photos aussi. Ils ont partagé à de nombreuses reprises les belles images du ciel avec le grand public à de nombreuses reprises... Et puis un jour, Ilario est tombé malade. Il ne pouvait plus sortir son télescope qui, il est vrai, est un peu lourd (environ 80 kgs)... Il a fallu lui trouver un nouveau propriétaire. Après de longs mois d'annonces infructueuses (avec un tel poids, les candidats étaient peu nombreux...), c'est finalement moi qui en a fait l'acquisition, il y a quatre ans. Improbable rencontre, et pourtant... C'est pour Ilario, qui n'est désormais plus là,  que je l'ai fait.

"Je m'appelle Mario Spada, je mesure 203 mm de diamètre, 2000 mm de focale et je pèse 80 kgs !
Et je suis un peu pressé de regarder à nouveau le ciel..."


Le poids de l'instrument étant un handicap (mes muscles féminins ne me permettent malheureusement pas de le monter et le démonter seule), il  était  très peu utilisé depuis ce temps.  Une sortie aux RAP en  2006 lui avait cependant permis de recevoir le surnom affectueux de "télescope de fille", en raison de sa couleur violette : ce n'est pourtant pas moi qui l'a peint de cette couleur !

Et puis, depuis quelques mois, nous avons une maison, et un grand jardin. Avec l'aide de Mathieu, nous avons enfin pu positionner le Mario Spada dans le jardin, prêt à pointer vers le ciel !

Avec les quelques jours de beau temps, nous avons procédé à un check up général : une étape nécessaire pour vérifier le bon fonctionnement électrique et électronique (il y avait quelques petits soucis de ce côté là, un fil était débranché : il a fallu comprendre comment l'ensemble fonctionnait pour le rebrancher au bon endroit !). Et puis, nous avons commencé à évaluer ses caractéristiques, avec :

- une mise en station précise, qui s'est révélée assez simple à mettre en oeuvre ;
- une évaluation de l'erreur périodique : petite déception, l'instrument souffre à priori d'une erreur apériodique. Mais cela est peu-être rattrapable, il faut vérifier pour cela si des efforts ne sont pas malvenus sur la roue dentée ou la vis sans fin ;
- les premiers essais avec la caméra d'autoguidage ST-4, sur lesquels on compte beaucoup.

Avec le beau temps qui commence à se maintenir, les essais vont continuer à un rythme plus soutenu. Ce soir, un grand pas devrait être franchi avec des essais d'autoguidage plus poussés...

A suivre...

Publié dans Astronomie

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alain buisson 08/07/2008 13:06

Bravo Carine de faire vivre un instrument magnifique,fierté de son ancien propriétaire,et,pivot central des observations et autres Nuits des Etoiles d'Uranie...Des images sont toujours dans ma mémoire...Une pensée pour Illario et ses proches...Merci à toi...